La Distillerie du Père Labat

Distillerie Bielle

Les ouï-dire webesques affirment qu’en 1860 Catherine Poisson fit l’acquisition d’un domaine auquel elle donna son nom et que trois ans plus tard elle y installa une sucrerie.

L’histoire avec un grand «h», elle, nous raconte que la découverte de la betterave sucrière en Europe mit fort à mal l’industrie sucrière antillaise, à tel point que Catherine se vit dans l’obligation de vendre son domaine à monsieur Edouard Rameaux en 1900.

Ce dernier décida, en 1934, de convertir la sucrerie en distillerie et de renommer la sucrerie du domaine Poisson en Distillerie du Père Labat à la mémoire du révérend éponyme qui œuvra grandement, en son temps, au développement de la fabrication du rhum, notamment en améliorant la culture de la canne et en introduisant l’utilisation d’un alambic pour la distillation.

En 1976, du fait que la distillerie se trouvait en difficultés, l’on fit appel au petit-fils d’Edouard, Ernest Renault, qui renonça à son métier d’ingénieur pétrolier, pour qu’il revienne sur l’île et redresse la barre de l’entreprise « Indivision Edouard Rameaux », ce qu’il fit.

Qui dit indivision dit complications… et moi je dis discrétion. Juste savoir que sans s’arrêter définitivement, la distillerie a dû parfois suspendre sa production, nous privant ainsi de son précieux nectar.

En 2007, le domaine et la distillerie sont acquis par monsieur Jean-Cédric Brot qui crée la société SAS Père Labat – Domaine Poisson et modernise la distillerie, en construisant, par exemple, une nouvelle boutique et un restaurant gastronomique.

Je t'invite à compulser, juste en-dessous, le web-livre de mes photos de la distillerie.



Page mise à jour le 07.12.2019