De vesou ou de mélasse ?

Je n'irais pas jusqu'à dire que le rhum a libéré le peuple des Antilles de l'esclavage, mais il est pour moi le symbole de cette libération.

Au XVIème siècle, le rhum était la boisson des esclaves et des boucaniers. Il fut aux esclaves des champs de canne à sucre ce que fut le blues à ceux des plantations de coton.

Mais on ne leur laissait que les restes de la canne broyée, la mélasse, pour élaborer leur rhum, ce qui donnait un breuvage âpre et très fort.

Ce n'est qu'après l'abolition de l'esclavage que quelques affranchis ayant racheté des distilleries se mirent à utiliser le jus de canne broyée, le vesou, pour élaborer un rhum de bonne, qu'écris-je, d'excellente qualité.

On le trouve aujourd'hui sous l'appellation (d'origine contrôlée en Martinique) "Rhum Agricole", en Guadeloupe, en Guyane, en Haïti, à Marie-Galante, en Martinique, à la Réunion et, depuis peu, à l'île Maurice.

Cela démontre que, si les droits de l'homme sont respectés, si l'homme est libre de créer, il est capable du meilleur... du tellement meilleur qu'on peine encore à importer ce rhum sous vos latitudes. Aurait-on peur de ne plus écouler kirschs, cognacs et autres whiskies ?

Il y a donc deux grandes familles de rhum dans le monde : ma famille adoptive (qui m'a adopté à son insu... pour l'instant.)


et l'autre...


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L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, mieux vaut le consommer avec modération, volupté et délectation...

Sucrote de Marie-Galante

Une sucrote de Marie-Galante (Guadeloupe) en 2009